Le quartier « La Balbrière » verra le jour en 2021, en contrebas de la séniorerie Malvina (Limelette). Le chantier a été inauguré le 17 septembre, par la plantation d’un ginkgo biloba.

 

On en parlait déjà dans les années 1990 ! La reconversion de l’ancienne sablière du Bois du Corbeau (qui a servi de décharge sauvage, puis de décharge autorisée de classe III dans les années 80) est proche.

Le site a vu deux projets de lotissement se succéder (Aximmo et Matexi), sans aboutir. Le Fonds d’Investissement Ginkgo (spécialisé dans le développement immobilier sur des friches industrielles) a racheté le dossier en 2015 et confié le développement du projet « La Balbrière » (NDLR : du nom de la ferme située à proximité) à la société REIM de Louvain-la-Neuve, déjà chargée pour son compte de la reconversion du site des anciennes papeteries de Mont-Saint-Guibert (« Les jardins de l’Orne »).

Le programme immobilier a été élaboré en tenant compte des résultats des études de sols. Il prévoit l’implantation de 20 maisons « 4 façades » et 4 immeubles (deux ensembles de 2) de 6 appartements (1 à 3 chambres), dans les zones où il n’y a pas de concentrations de biogaz (des mesures régulières permettent de suivre le processus de décomposition des anciens déchets).

« Nous avons commencé la pré-commercialisation au printemps et totalisons déjà 6 réservations pour des maisons et 15 réservations pour des appartements. Nous ne nous attendions pas à un tel succès ! », se réjouit Michaël Daco, développeur chez REIM.

Les premiers coups de pelles ont été donnés par le directeur de REIM Jean-Luc Son et la bourgmestre Julie Chantry, le 17 septembre.

En guise de première pierre, c’est un gingko biloba qui a été planté, symbole de l’esprit dans lequel le promoteur et ses équipes ont souhaité travailler : « la part belle à la nature ». Outre le développement immobilier (sur un peu moins de 5ha), le quartier comportera, sur un peu plus de 6ha, une zone de parc en gestion différenciée pour le jeu et la détente, une zone naturelle de développement de la biodiversité – avec entre autres le projet de réintroduction des hirondelles de rivage – et une zone boisée en gestion sylvicole.

« Nous sommes dans un des plus beaux vallons d’Ottignies (NDLR : vue imprenable sur la vallée du Pinchart !). Nous avons beaucoup discuté avec le promoteur pour maintenir et même améliorer la qualité paysagère et environnementale du site. Une sablière accueille une faune et une flore particulières », a expliqué la bourgmestre. « A l’abandon depuis une trentaine d’années, ce site était un chancre dans notre ville. Je me réjouis du fait que des habitants puissent profiter de ce magnifique emplacement au quotidien, et que le parc soit ouvert à tous. »